Participez à la marche pour une ligne Auray-Saint-Brieuc du 10 au 14 Juillet!

Du 10 au 14 juillet, L’UDB Jeunes organisera une marche à pied d’Auray à Saint-Brieuc, pour dénoncer la nullité des transports en commun dans le Centre Bretagne et demander la création d’une ligne de chemin de fer entre le nord et le sud de la Bretagne.

UN VIDE FERROVIAIRE AU CENTRE BRETAGNE OBLIGE À DES DETOURS

2014_bzh_tren_v2_300dpi-1Qui n’a jamais fait l’expérience du vide qui sépare la côte nord de la côte sud de la Bretagne en matière de transports collectifs ? Hors voiture, voyager en Bretagne relève souvent du parcours du combattant. « La dernière fois que j’ai voulu faire un trajet Le Huelgoat-Lorient, nous explique un jeune militant UDB, j’ai dû prendre le car jusqu’à Morlaix, puis le train jusqu’à Brest, puis à nouveau un car jusqu’à Quimper et finalement le train de Quimper à Lorient. Et pour un Quimperlé-Guingamp, j’ai dû passer par Rennes… ». Autant de détours extrêmement chronophage, et souvent coûteux. Tout le monde n’a pourtant pas les moyens d’acquérir une voiture. Le covoiturage peut être une solution ponctuelle mais ne permet pas la régularité nécessaire au déplacements de la vie quotidienne.

LE TRAIN : UNE ALTERNATIVE ÉCOLOGIQUE A LA VOITURE

La nécessité de réduire notre consommation d’énergie fossile devrait en principe nous conduire à utiliser plus souvent les transports en commun. Problème : en Bretagne, ils n’existent parfois tout simplement pas, où sont inadaptés aux usages. Impossible de voyager en train entre Guingamp ou Saint-Brieuc et Lorient ou Vannes sans faire un long détour par Rennes ou Brest.

UN TRANSPORT DE CAR INSUFFISANT

Quant au transport par car, il est inadapté dans le Centre Bretagne : le réseau Penn-ar-Bed fait ainsi circuler dans le Poher des cars pratiquement vides la plupart du temps, et qui ne font que peu de trajets par jour. Des navettes de plus petite taille, mais qui passeraient plus souvent rendraient un réel service à la population. Dans le périurbain de Rennes ou de Nantes, les cadences et les volumes sont souvent trop limités et le manque de voies oblige à un partage avec les lignes régionales.

UN FAIBLE COÛT FONCIER, UNE MEILLEURE LIAISON ENTRE LES VILLES

Enfin, une ligne qui traverserait la Bretagne du Nord au Sud par le centre du pays permettrait au train de devenir une véritable alternative à l’automobile en Bretagne, en permettant des temps de trajets décents entre les villes. Par ailleurs la ligne Auray-Saint-Brieuc passant par Pontivy et Loudéac existe toujours sur l’essentiel du parcours. Le coût foncier du projet peut donc être très limité, en remettant en état les infrastructures existantes.

UN CHOIX POLITIQUE POUR L’AVENIR DU DEPLACEMENT EN BRETAGNE

Utopique, ce projet ? Les voies de chemin de fer étaient pourtant beaucoup plus nombreuses qu’aujourd’hui il y a un siècle, et desservaient toutes les villes moyennes de Bretagne. Qu’on ne nous dise pas que ce qui était possible techniquement au début du vingtième siècle ne le serait plus aujourd’hui ! Tout est une question de choix politiques, et, bien sûr, d’investissements. Tant que l’Etat choisira de soutenir le centralisme ferroviaire en investissant dans les lignes à grande vitesse entre Paris et les métropoles, les habitants du reste du territoire seront condamnés à se déplacer en voiture, et à subir les soubresauts du prix du carburant. Pour une politique des transports au service du plus grand nombre et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, nous devons obtenir une autonomie politique et économique, et faire nos propres choix.

L’UDB Jeunes invite toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à participer à la grande marche pour une ligne de chemin de fer Auray-Saint-Brieuc et des transports publics efficaces en Bretagne. Pour vous inscrire, écrivez à: udb.jeunes@gmail.com e/ou appelez le 09 53 58 66 53.

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Weekend-jeunes de Groix. Vivre et travailler sur une île

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L’UDB Jeunes vient de passer un weekend militant sur l’île de Groix. Café-débat, rencontre avec des travailleurs de l’île et vente du Peuple breton étaient au programme. Le thème général, « vivre, travailler et décider au pays », était bien choisi sur un territoire qui souffre d’un traitement inéquitable, mais dont la population reste mobilisée pour le maintien d’une communauté de vie accessible à tous sur l’île.

Dès leur arrivée à Groix, les jeunes de l’UDB sont allés à la rencontre des habitants sur le marché pour annoncer le café-débat du samedi soir. Ce fut l’occasion de refaire le point sur la situation des îliens après la hausse des tarifs des traversées (imposées par la compagnie et la majorité de droite du département du Morbihan).

IMG_7204En plus des tarifs prohibitifs pour les voyageurs, l’organisation du chargement des marchandises au départ de Lorient pose problème : à cause d’un manque de souplesse dans la réglementation de la compagnie, certains commerçants se voient facturer des frais de port plus élevé que le prix de leurs produits ! On ne peut pas dire que le système actuel soit favorable au maintien d’activités non touristiques sur l’île… La hausse des tarifs et les problèmes logistiques portent en germe le risque d’un embourgeoisement de l’île, ce dont les habitants sont bien conscients.

Le « Peuple breton » de décembre 2014 s’était fait l’échos du débat sur les nouveaux tarifs et de leurs conséquences prévisibles sur la vie des îliens. Depuis, les « cirés jaunes », collectif de défense des intérêts groisillons, s’est mobilisé et a obtenu certaines concessions : les tarifs, bien que toujours ne hausse, ont été renégociés et la farine a pu être considérée comme un produit de première nécessité (ce qui diminue les frais de port et facilite le maintien d’activités de transformation sur l’île). Les cirés jaune diffusent aussi aux usagers un questionnaire sur l’organisation du transport maritime entre Lorient et Groix. Le résultat permettra de rediscuter avec la compagnie sur la base des attentes des premiers concernés.

IMG_7234L’après-midi a été bien rempli grâce à un agriculteur bio, installé à Groix depuis 11 ans, qui a fait visiter aux jeunes militants son exploitation et leur a expliqué ses conditions de travail. Sa philosophie est basée sur l’autonomie : il ne demande pas à être aidé mais à pouvoir exercer son métier sans se voir imposer des méthodes qu’il réprouve. Il prépare lui-même ses semences à partir de souches du pays qui n’ont pas subit de mutations génétiques artificielles, car il tient à ne pas tomber dans la dépendance de grandes firmes comme Monsanto. « Autrefois, il y avait 1500 vaches à Groix », nous explique-t-il. « On critique beaucoup l’élevage bovin aujourd’hui, pour des raisons soit-disant écologiques, mais les vaches n’ont pas leur pareil pour corriger les déséquilibres des sols. Elles sont une bonne alternative à l’usage d’engrais de synthèses ». Les engrais de synthèse, lui et sa famille les évitent depuis qu’ils ont constaté qu’en se contentant d’engrais naturels, ils n’avaient presque jamais besoin d’avoir recours au vétérinaire.

Mais ses choix de production sont menacés par une réglementation favorable aux lobbys de l’agro-industrie, qui ne tolèrent pas que des agriculteurs puissent vivre de leur travail sans se placer dans leur dépendance.

La rencontre a été enrichissante pour les jeunes militantes qui prônent l’autonomie politique pour la Bretagne et ont rencontré un professionnel pour qui l’autonomie est une condition essentielle de la dignité et de la survie de son métier.

Trefina-dbs-GroeLe samedi soir, le café-débat sur le thème « vivre, travailler et décider au pays a permis de discuter avec les habitants de nombreux sujets : commerces, transports, accès au foncier, agriculture…. Quelle que soit la profession des îliens rencontrés, tous mettent le doigt sur un débat de fonds qui ne concerne d’ailleurs pas que Groix : la volonté de maintenir une activité productive et le refus du tout-résidentiel.

Pour certains économistes en effet (ceux qui ont inspiré la dernière réforme territoriale), seules quelques grandes villes seraient capables de maintenir une activité productive, Paris principalement, et les autres territoires devraient se contenter de fonctions résidentielles (tourisme, banlieues dortoirs…).

Gaëlle-2Ces thèses ont été démontées du point de vue statistique comme du point de vue social et écologique, mais gardent une certaine influence sur certains dirigeants car elles justifient la confiscation du pouvoir politique et économique par un petit groupe de privilégiés (pour en savoir plus, lire cet article, où le résumé qui en a été fait dans le Peuple breton de mars 2015).

Le taux élevé de résidences secondaires pose de vrais problèmes aux habitants: certain résidents encombrent les places de parking en y laissant leurs véhicules pendant des mois, et le prix du foncier constitue à terme une menace pour l’activité agricole. La spéculation provoque des situations absurdes : des propriétaires non résidents de terres agricole rechignent à les louer ou à les vendre à des exploitants, dans l’espoir de pouvoir un jour Renan Mollo-dbs-Groeles revendre plus cher comme terrains constructibles.

La société groisillone mérite pourtant un autre avenir que le rachat de l’île par des vacanciers aisés. Un vraie solidarité existe entre les habitants, nourrie par une vie culturelle riche et une envie de créer, de mener à bien des projets collectifs. Les jeunes de l’UDB ont eu la chance d’en avoir un aperçu au cours de quelques évènements comme la kermesse bretonne ou la soirée-concert animée par un groupe groisillon.

Et la langue bretonne sur l’île de Groix ? Très peu d’habitants la parlent encore aujourd’hui, mais l’envie de la réapprendre est forte chez certains, notamment des jeunes. Gageons que des cours sur l’île remporteraient un certains succès et éviteraient à la terre d’origine du poète Yann-Bêr Kalloc’h de perdre irrémédiablement sa langue et son accent…


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Weekend de soutien à la Gauche bretonne à Quimper

LesIMG_4354 militantes et militants de l’UDB Jeunes ont passé ce weekend à Quimper pour se mobiliser aux côtés du collectif Gauche bretonne et de la section locale de l’UDB.

Après une matinée passée à distribuer un tract pour informer les habitants de Quimper des propositions du collectif concernant la jeunesse, une partie des Lire la suite