Déchéance de nationalité : l’extrême-droite en a rêvé, le gouvernement l’a fait !

Le Gouvernement a finalement décidé ce matin de maintenir dans son projet de loi constitutionnelle une disposition visant à étendre aux citoyens nés français la déchéance de nationalité en cas de crime terroriste.

thumb_P1050643_1024

Si cette mesure est adoptée, on remettrait ainsi en cause le droit du sol en France, qui est pourtant le socle de la cohésion sociale entre les individus. Il s’agirait d’une mise en application d’une ancienne et récurrente revendication de l’extrême-droite. Les valeurs d’un Gouvernement dit de gauche, qui avait tenu bon lors de la loi sur le mariage pour tous, volent cette fois en éclat.

Lire la suite

Compte-rendu de la conférence « Désunion française, de l’urgence de sortir du jacobinisme »

Ce mercredi 16 octobre, les Bretons de Siences Po accueillaient rue Saint Guillaume un ancien élève de l’école, et actuel magistrat au Tribunal de Grande Instance de Nantes, Yvon Ollivier, pour une conférence intitulée « La désunion française, de l’urgence de sortir du jacobinisme » dont nous vous proposons ici une synthèse. Organisée par l’association des Bretons de Sciences Po, cette conférence a approfondi les thèmes de l’identité française et de l’altérité sous l’angle de l’unité républicaine et de son processus organisationnel, la centralisation. Lire la suite

Que change la loi Fioraso à la galère des stages ?

Photo-353Le projet de loi sur la recherche et l’enseignement supérieur à été adopté mardi à l’assemblée nationale. L’UDB Jeunes souhaite réagir à un volet précis de la loi concernant l’encadrement des stages.

Désormais, les stages de plus de deux mois devront être rémunérés au minimum à 436,05€ par mois. Alors que cette obligation de gratification se limitait au privé et à la fonction publique d’Etat, les associations et collectivités locales devront également l’appliquer. Le gouvernement avait émis un avis défavorable à cette mesure sur l’argument du coût engagé et notamment pour les hôpitaux déjà en difficulté financière. Une réaction étonnante pour un travail à plein temps payé au lance-pierre.

Le stagiaire est d’ailleurs bien souvent utilisé comme une main d’œuvre bon marché et particulièrement docile. L’appréciation du stage conditionnant la validation d’une année d’étude peu se risqueraient à revendiquer ou s’indigner d’un cadre de travail ne correspondant pas au poste ou au rythme envisagé. A ce sujet, la loi rappelle que « les stages ne peuvent pas avoir pour objet l’exécution d’une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent de l’entreprise. » C’est une belle phrase mais quelles mesures sont prévues pour contrôler la bonne application de cette déclaration ? Bien peu de choses en somme… Si ce n’est que « l’établissement d’enseignement prévoit un dispositif spécifique et obligatoire au travers duquel tout étudiant ayant achevé son stage informe le bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants sur la qualité de l’accueil dont il a bénéficié au sein de l’organisme ». L’information parvenue, qu’en sera-t-il fait ? Rien n’est précisé. D’autant que la demande de stage étant très forte et l’offre réduite, les universités se risqueront-elles à écarter certains lieux de stages défaillants ?

L’offre de stage est en effet bien inférieure à la demande. Or cette difficulté risque de s’accentuer encore puisqu’aucune garantie de financement n’est prévue par l’Etat pour que l’obligation de rémunération soit effective. Structures hospitalières et monde associatif (etc.) sont sollicités pour accueillir des stagiaires (et souvent en ils en ont eux même besoin) mais quels fonds seront accordés pour les financer ? L’absence de compensation financière par l’Etat laisse poindre le risque que les structures refusent de plus en plus l’accueil de stagiaires faute de moyens pour les rémunérer. Les étudiants, qui sont dans l’obligation de réaliser un stage, s’adaptent déjà à cette situation parfois en les fractionnant pour qu’ils ne dépassent pas officiellement deux mois échappant ainsi à l’obligation de rémunération. D’autres s’asseyent carrément sur leur gratification.

Pour l’UDB Jeunes, les stages sont une opportunité de formation si ceux-ci ne sont pas utilisés comme un moyen de détourner l’embauche. La rémunération des stages quant à elle est une réponse à la problématique de la précarité étudiante. Ceci dit, le contrôle des entreprises et collectivités accueillant des stagiaires doit être renforcé et des réponses doivent être apportées aux structures ne pouvant assurer une gratification.  

Nous invitons les stagiaires qui liront notre réaction à consulter le site de génération précaire qui défend leurs droits

L’UDB Jeunes à l’université d’été de R&PS

Paul-Molac-et-les-jeunes

Le député Paul Molac entouré de la délégation des Jeunes de l’UDB.

C’est une délégation fortement rajeunie qui a participé cette semaine à l’université d’été de la fédération Régions et Peuples Solidaires, à Biarritz, un quart des militants UDB présents étant issus de l’UDB-Y. Nous avons ainsi pu rencontrer des représentants de nos partenaires politiques dont le Parti Occitan, le Congrès Mondial Amazigh, le Parti de la Nation Corse, le Mouvement Région Savoie et bien sûr les partis basques de la gauche Abertzale qui se sont chargés de l’accueil cette année.

La première journée de débats à été consacrée à une présentation générale de la situation des forces autonomistes en France et de leurs alliés, puis aux possibilités de mise en place d’une collectivité territoriale spécifique au Pays Basque Nord, en lien avec le processus de paix au Pays Basque Sud et avec les progrès de la gauche abertzale.
Le lendemain, après une discussion avec Paul Molac, député fraîchement élu et premier représentant de R&PS à l’Assemblée Nationale, nous sommes partis en Hegoalde (Pays basque Sud) pour découvrir le fonctionnement de la Communauté autonome basque et en particulier celui de la députation forale de Gipuzkoa. A noter que ce statut d’autonomie a permis une bien meilleure résistance à la crise que pour le reste de l’Espagne (avec un taux de chômage de 11% contre le double pour la moyenne nationale). En outre, sa pratique systématique du bilinguisme dans l’affichage public souligne cruellement le retard français en la matière.
La troisième et dernière journée a été consacrée au Congrès: discussion des motions, débat sur le nouveau traité européen, élaboration de la déclaration finale, désignation du bureau, mais aussi une intervention saisissante du représentant amazigh des îles Canaries, qui a dénoncé le modèle économique de type colonial imposé par l’Espagne durant la période franquiste, avec la priorité absolue donnée à l’agriculture d’exportation et au tourisme de masse qui dégradent l’environnement et les conditions de vie des populations locales tout en bloquant l’émergence d’une économie viable. Le parallèle avec certaines régions françaises saute aux yeux…
Ce fut donc une expérience enrichissante et formatrice, irremplaçable pour prendre conscience de la similitude des enjeux qui peuvent se poser aux minorités sans Etats, ainsi qu’une démonstration de la nécessité de l’autonomie pour dépasser le modèle productiviste et libéral.

“Festimanif”of Nantes: a big success for UDBy

EFAyOver 10 000 demonstrated last Saturday to demand the reunification of Brittany (the Loire Atlantique’s department is not part of the administrative region of Brittany since 1941), but also to demand rights for the Breton’s language and more powers for the Lire la suite