Rennes 2 contre la loi El Khomri

Jeudi 17 mars sʼest tenue une journée de mobilisation contre le projet de loi El Khomri portant sur la réforme du Code du travail. Principalement étudiante, la manifestation comptait également dans ses rangs des lycéens. Cette deuxième mobilisation sʼinscrivait dans le prolongement de celle du mercredi 9 mars. Pour lʼoccasion, la présidence de lʼuniversité a annoncé une dispense dʼassiduité pour les contrôles continus et les cours dès 11 h. Résumé des évènements par Dylan Epinat et Stuart Lesvier.

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Weekend-jeunes de Groix. Vivre et travailler sur une île

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L’UDB Jeunes vient de passer un weekend militant sur l’île de Groix. Café-débat, rencontre avec des travailleurs de l’île et vente du Peuple breton étaient au programme. Le thème général, « vivre, travailler et décider au pays », était bien choisi sur un territoire qui souffre d’un traitement inéquitable, mais dont la population reste mobilisée pour le maintien d’une communauté de vie accessible à tous sur l’île.

Dès leur arrivée à Groix, les jeunes de l’UDB sont allés à la rencontre des habitants sur le marché pour annoncer le café-débat du samedi soir. Ce fut l’occasion de refaire le point sur la situation des îliens après la hausse des tarifs des traversées (imposées par la compagnie et la majorité de droite du département du Morbihan).

IMG_7204En plus des tarifs prohibitifs pour les voyageurs, l’organisation du chargement des marchandises au départ de Lorient pose problème : à cause d’un manque de souplesse dans la réglementation de la compagnie, certains commerçants se voient facturer des frais de port plus élevé que le prix de leurs produits ! On ne peut pas dire que le système actuel soit favorable au maintien d’activités non touristiques sur l’île… La hausse des tarifs et les problèmes logistiques portent en germe le risque d’un embourgeoisement de l’île, ce dont les habitants sont bien conscients.

Le « Peuple breton » de décembre 2014 s’était fait l’échos du débat sur les nouveaux tarifs et de leurs conséquences prévisibles sur la vie des îliens. Depuis, les « cirés jaunes », collectif de défense des intérêts groisillons, s’est mobilisé et a obtenu certaines concessions : les tarifs, bien que toujours ne hausse, ont été renégociés et la farine a pu être considérée comme un produit de première nécessité (ce qui diminue les frais de port et facilite le maintien d’activités de transformation sur l’île). Les cirés jaune diffusent aussi aux usagers un questionnaire sur l’organisation du transport maritime entre Lorient et Groix. Le résultat permettra de rediscuter avec la compagnie sur la base des attentes des premiers concernés.

IMG_7234L’après-midi a été bien rempli grâce à un agriculteur bio, installé à Groix depuis 11 ans, qui a fait visiter aux jeunes militants son exploitation et leur a expliqué ses conditions de travail. Sa philosophie est basée sur l’autonomie : il ne demande pas à être aidé mais à pouvoir exercer son métier sans se voir imposer des méthodes qu’il réprouve. Il prépare lui-même ses semences à partir de souches du pays qui n’ont pas subit de mutations génétiques artificielles, car il tient à ne pas tomber dans la dépendance de grandes firmes comme Monsanto. « Autrefois, il y avait 1500 vaches à Groix », nous explique-t-il. « On critique beaucoup l’élevage bovin aujourd’hui, pour des raisons soit-disant écologiques, mais les vaches n’ont pas leur pareil pour corriger les déséquilibres des sols. Elles sont une bonne alternative à l’usage d’engrais de synthèses ». Les engrais de synthèse, lui et sa famille les évitent depuis qu’ils ont constaté qu’en se contentant d’engrais naturels, ils n’avaient presque jamais besoin d’avoir recours au vétérinaire.

Mais ses choix de production sont menacés par une réglementation favorable aux lobbys de l’agro-industrie, qui ne tolèrent pas que des agriculteurs puissent vivre de leur travail sans se placer dans leur dépendance.

La rencontre a été enrichissante pour les jeunes militantes qui prônent l’autonomie politique pour la Bretagne et ont rencontré un professionnel pour qui l’autonomie est une condition essentielle de la dignité et de la survie de son métier.

Trefina-dbs-GroeLe samedi soir, le café-débat sur le thème « vivre, travailler et décider au pays a permis de discuter avec les habitants de nombreux sujets : commerces, transports, accès au foncier, agriculture…. Quelle que soit la profession des îliens rencontrés, tous mettent le doigt sur un débat de fonds qui ne concerne d’ailleurs pas que Groix : la volonté de maintenir une activité productive et le refus du tout-résidentiel.

Pour certains économistes en effet (ceux qui ont inspiré la dernière réforme territoriale), seules quelques grandes villes seraient capables de maintenir une activité productive, Paris principalement, et les autres territoires devraient se contenter de fonctions résidentielles (tourisme, banlieues dortoirs…).

Gaëlle-2Ces thèses ont été démontées du point de vue statistique comme du point de vue social et écologique, mais gardent une certaine influence sur certains dirigeants car elles justifient la confiscation du pouvoir politique et économique par un petit groupe de privilégiés (pour en savoir plus, lire cet article, où le résumé qui en a été fait dans le Peuple breton de mars 2015).

Le taux élevé de résidences secondaires pose de vrais problèmes aux habitants: certain résidents encombrent les places de parking en y laissant leurs véhicules pendant des mois, et le prix du foncier constitue à terme une menace pour l’activité agricole. La spéculation provoque des situations absurdes : des propriétaires non résidents de terres agricole rechignent à les louer ou à les vendre à des exploitants, dans l’espoir de pouvoir un jour Renan Mollo-dbs-Groeles revendre plus cher comme terrains constructibles.

La société groisillone mérite pourtant un autre avenir que le rachat de l’île par des vacanciers aisés. Un vraie solidarité existe entre les habitants, nourrie par une vie culturelle riche et une envie de créer, de mener à bien des projets collectifs. Les jeunes de l’UDB ont eu la chance d’en avoir un aperçu au cours de quelques évènements comme la kermesse bretonne ou la soirée-concert animée par un groupe groisillon.

Et la langue bretonne sur l’île de Groix ? Très peu d’habitants la parlent encore aujourd’hui, mais l’envie de la réapprendre est forte chez certains, notamment des jeunes. Gageons que des cours sur l’île remporteraient un certains succès et éviteraient à la terre d’origine du poète Yann-Bêr Kalloc’h de perdre irrémédiablement sa langue et son accent…


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Ce Samedi 2 Novembre, la Bretagne était debout à Quimper

 

1003496_10201760035857085_1509186031_nL’UDB Jeunes était à Quimper hier, au milieu du cortège de l’UDB, en solidarité avec les dizaines de milliers de travailleurs venus crier leur colère et leur détermination à vivre, travailler et décider au pays. Nous avons montré au peuple breton Lire la suite

L’UDBJeunes appelle à se rassembler à Quimper pour défendre l’emploi en Bretagne

 décidons en BretagneL’UDBJeunes répond favorablement à l’appel du collectif « Vivre, travailler, décider en Bretagne » et sera présent à Quimper pour le rassemblement du samedi 2 novembre. L’écotaxe, mesure injuste et inadéquate étant à ce jour suspendue, c’est pour la défense de l’emploi et une volonté d’autonomie que les militants de l’UDBJeunes seront dans la rue.

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Double peine pour les territoires les plus touchés par le chômage

280px-Logo_Pôle_EmploiUn article du Monde vient de révéler une profonde inégalité entre les chômeurs: selon les territoires, le nombre de demandeurs d’emploi par conseiller de Pôle emploi peut ainsi varier de 30 à 200 !

Face à ces chiffres, on comprend mieux les dysfonctionnements du système, et les grandes difficultés que rencontrent les chômeurs pour bénéficier d’un accompagnement adapté, ou simplement pour voir leurs demandes traitées dans un délai convenable.
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Koulmig: vivre plus pour travailler plus?

Koulmig 23 - Vivre plus pour gagner plus _Après la réforme Sarkozy-Fillon, la réforme Hollande-Ayrault. La forme change, mais le fond reste: travailler plus longtemps pour éponger le déficit. Comme si le chômage des seniors n’existait pas, que la productivité du travail n’avait pas augmenté, que l’espérance Lire la suite