Le collectif Gauche bretonne prend position sur le thème de la jeunesse

Le collectif Gauche bretonne regroupe des citoyens de Quimper engagés pour faire émerger une alternative à la politique menée par la majorité actuelle. L’UDB Jeunes participera aux côtés de ce collectif à un weekend de mobilisation et d’échanges les 28 et 29 Septembre à Quimper.

Jeunesse: pour une autonomie réelle

QPR_1305152892.jpgNous saluons l’initiative du gouvernement d’avoir choisi notre département afin d’expérimenter dès cet l’automne la « Garantie Jeunes, 18-25 ans ».
Les jeunes sans emploi ni qualification pourront compter sur une allocation de 450euros/ mois, et ainsi régler leurs dépenses de première nécessité en alimentation ou chauffage.

Ce dispositif pallie l’échec du gouvernement Fillon, qui, dès 2010, a instrumentalisé la pauvreté des jeunes chômeurs, travailleurs et étudiants, avec un « RSA Jeunes » aux conditions tellement restrictives qu’il a ciblé à peine 15 000 bénéficiaires en grande précarité.

En pays de Quimper 1114 jeunes de -26 ans recherchent actuellement un emploi (872 même période en 2011), soit +28% en 2 ans (source Insee). Ainsi, le chômage des jeunes représente 12 points de plus que celui des actifs inoccupés (5342 personnes en ce moment, source Insee).

L’urgence commande de conjuguer les actions donnant aux jeunes les moyens d’une autonomie réelle.
Même sortie du système scolaire très tôt, notre jeunesse a du talent, libérons cette créativité et leur goût d’entreprendre.

La Gauche bretonne accompagnera cette politique de déprécarisation de la jeunesse, en proposant notamment:
gratuité totale des transports en commun dès la première année du mandat afin de soutenir la mobilité des jeunes actifs;
accès prioritaire aux terres agricoles communales afin d’y développer la paysannerie (cultures maraîchères et élevages bio, fermes pédagogiques, circuits courts)
loyers incitatifs aux porteurs de projets (structure publique à créer pour lutter contre la mono-activité en coeur de ville: encourager la créativité et l’innovation)

Ces premières mesures seront financées par une diminution conséquente du recours aux cabinets de conseil, et un moratoire sur les projets de prestige (type Ialys à 40 millions d’euros, Centre d’attraction autour de l’agroalimentaire).
Pas d’assistanat des jeunes donc, mais bien une insertion sociale et professionnelle selon le rythme de chacun.

Naig Le Gars
Jérôme Abbassene.

6 réflexions sur “Le collectif Gauche bretonne prend position sur le thème de la jeunesse

  1. Gad va fermer, Tilly aussi et plein d’autres : vous faite quoi pour sauver ces emplois ?????
    L’urgence serait plutôt de garder et de soutenir nos entreprises pour qu’elles croissent et qu’elles offrent des emplois plutôt que de promouvoir l’assistanat avec l’argent des autres.
    Ce gouvernement ne s’occupe que des conséquences mais pas de la cause : il fait finalement tout à l’envers…

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    • Nous sommes bien conscients des conséquences immédiates de la crise. Mais ce ne sont pas des solutions ponctuelles, prises dans l’urgences, qui permettront de régler les problèmes de l’économie bretonne. Tout le modèle doit être repensé: trop dépendant de l’extérieur (donc très vulnérable à la spéculation et à la concurence) trop tourné vers les volumes pour l’agroalimentaire (on le voit avec, notamment, la crise de l’oeuf)… le laisser faire, la stratégie décidée à l’échelle des entreprises, ne gèrent que le court terme et ne permettent pas de conduire les mutations nécessaires.
      Nous proposons de véritables réformes à différents niveaux: local, régional, européen. Si vous voulez en discuter avec nous, n’hésitez pas à participer à la conférence-débat que nous co-organisons à Quimper le 28 Septembre.

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  2. @tier, merci de votre message.
    Vous questions sont legitimes.

    Nous partageons un constat sur l’etat de l’agroalimentaire: le modèle de Pisany -ministre de C. De Gaulle- se delite de lui même.

    Les hommes (rudes conditions de travail, faibles salaires, spectre de licenciements massifs), l’etat de sante de nos terres (concentration des elevages, impacts sur les ecosystemes avec algues vertes, methanisation a grande echelle) et la vitalite de l’economie (le contribuable europeen finance un systeme ou les aliments, souvent Ogm, sont importes d’Amerique du Sud, lorsque le « produit final » congele est exporte au Moyen orient) sont a bout de souffle.

    La question est de savoir si a l’echelle d’une commune et d’une intercommunalite nous avons le courage de voir la verite en face, et de prendre le contre pied d’un modèle hyper-productiviste qui s’illustre par une fuite en avant (et les licenciements que vous pointez en sont autant de symptomes).

    La Gauche bretonne assume, et, par exemple, soutiendra tres clairement les jeunes et les porteurs de projets qui veulent reinscrire durablement la paysannerie en pays de Quimper.

    Nous allons ainsi lutter concretement contre l’urbanisation des terres agricoles en lisiere de ville, une premiere note vers une economie politique responsable.

    Venez- en debattre avec nous, nous avons tant d’autres propositions, utiles et concretes, dans notre besace: relocalisation de l’economie, structures de taille humaine et circuits courts offrant des produits de qualite en quantite suffisante..

    Ode au bon sens paysan!

    Galon vat’

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  3. @tier, merci de votre message.
    Vos questions sont legitimes.

    Nous partageons un constat sur l’etat de l’agroalimentaire: le modèle d’Edgar Pisani -ministre de l’agriculture sous C. De Gaulle- se delite de lui même.

    Les hommes (rudes conditions de travail, faibles salaires, spectre de licenciements massifs), l’etat de sante de nos terres (concentration des elevages, impacts sur les ecosystemes avec algues vertes, methanisation a grande echelle) et la vitalite de l’economie (le contribuable europeen finance un systeme ou les aliments, souvent Ogm, sont importes d’Amerique du Sud, lorsque le « produit final » congele est exporte au Moyen orient) sont a bout de souffle.

    La question est de savoir si a l’echelle d’une commune et d’une intercommunalite nous avons le courage de voir la verite en face, et de prendre le contre pied d’un modèle hyper-productiviste qui s’illustre par une fuite en avant (et les licenciements que vous pointez en sont autant de symptomes).

    La Gauche bretonne assume, et, par exemple, soutiendra tres clairement les jeunes et les porteurs de projets qui veulent reinscrire durablement la paysannerie en pays de Quimper.

    Nous allons ainsi lutter concretement contre l’urbanisation des terres agricoles en lisiere de ville, une premiere note vers une economie politique responsable.

    Venez- en debattre avec nous, nous avons tant d’autres propositions, utiles et concretes, dans notre besace: relocalisation de l’economie, structures de taille humaine et circuits courts offrant des produits de qualite en quantite suffisante..

    Ode au bon sens paysan!

    Galon vat’

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