L’UDB Jeunes dénonce l’arrestation d’un militant d’Aï’ta à Gwengamp

dewiSamedi matin, le collectif Aï’ta organisait une action de désobeissance civile pour réclamer une signalisation bilingue dans le bureau de poste de Guingamp. A visage découvert et pacifiquement, les militant-e-s ont collés des autocollants à côté des inscriptions en français pour sensibiliser le public sur la nécessité de l’expression du breton dans les lieux publics. L’objectif était également de  faire pression sur la poste qui refuse systématiquement la présence du breton dans leurs locaux. Pendant cette action symbolique mais forte un militant d’Aï’ta a été interpellé, menotté, porté par quatre gen

darmes et interrogé pendant une heure à la gendarmerie avant d’être libéré. Une plainte à été déposée par la poste pour « dégradations ».

Pour l’UDB Jeunes, cette réaction est disproportionnée et injuste. Il est à rappeler que 17% des habitants du pays de Guingamp sont brittophones soit 12 000 personnes et que »Guingamp Communauté est l’un des EPCI où le poids de l’enseignement bilingue est le plus important« (1). L’expression du breton dans l’espace public devrait être un droit à voir sa langue non pas être reléguée à l’espace privé mais pouvoir s’épanouir librement dans la société afin de la faire vivre. Alors que les militants d’Aï’ta s’étaient déjà mobilisés à Guingamp, La Poste lors de la récente rénovation de ses locaux fin 2011, n’a fait aucun effort pour apposer de simples traductions en breton qui ne mangent pas de pain et ne nuisent pas à la visibilité des indications à destination du public.

L’UDB Jeunes dénonce la répression qui s’abat sur le collectif Aï’ta et la réaction disproportionnée des responsables de la poste et des forces de l’ordre envers des militants pacifistes collant de simples autocollants afin de réclamer le droit du peuple à voir sa langue s’exprimer dans l’espace public. Nous apportons notre plein soutien au collectif et appelons à une large mobilisation le 31 mars à Quimper pour les droits des langues minoritaires et un pouvoir régional disposant des compétences nécessaires à la survie du breton en tant que droit et vecteur de diversité culturelle.

(1) Source : Office de la Langue bretonne :
http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_paragraphe/fichier/233fichier.pdf

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