Valognes, le nucléaire et l’UDB Jeunes

castorPendant la manifestation contre le nucléaire du 15 octobre dernier à Rennes, plusieurs affiches représentant un castor bloquant un train et appelant a manifester à Valognes, en Normandie, le 23 novembre avaient été placardées.

Par manque de temps et d’information, nous n’avions pu vous informer du fait que le responsable Jeunes de l’UDB, Julien Le Bot, s’était rendu à cette manifestation (et avait d’ailleurs subi les foudres policières, mais c’est une autre histoire…). Il s’est également rendu il y a quelques jours au procès des militants arrêtés ce jour-là. Le verdict rendu, Julien témoigne:

« Lors de cette action de Valognes, les 500 à 600 personnes présentes ont pu réussir à ralentir pendant plusieurs heures le train CASTOR (Cask for storage and Transport of radioactive material) grâce aux conseils avisés de camarades allemands présents sur place. Malheureusement pour nous, ce jour là, les CRS et le parquet veillaient au maintien de l’ordre. Je me suis donc rendu le 31 janvier dernier au Tribunal de Cherbourg pour soutenir deux personnes entendues ce jour là.

Le premier accusé est un jeune homme belge sur lequel pesait trois chefs d’accusation : présence sur les voies (prohibé par le Code pénal), détention d’engin incendiaires (un fumigène en l’occurrence) et refus de prélèvement génétique. Le premier réquisitoire de la substitut du procureur était déjà une farce en soi. En effet, les CRS n’avaient pas mis sous scellé la pièce à conviction, ce qui fait que rien ne prouvait que l’accusé avait eu en main cet engin. Cette personne a été condamnée a un mois de prison avec sursis, en raison de son refus de prélèvement ADN.

La seconde personne était une femme d’une soixantaine d’années accusée du vol d’une bouteille d’eau provenant d’un fourgon de ravitaillement des compagnies répressives de sécurité. La substitut a affirmé que le fourgon avait été caillassé puis incendié alors que deux CRS étaient toujours à  l’intérieur. Les CRS avaient pourtant été sortis de leur véhicule, puis un temps après, le véhicule a effectivement été caillassé puis finalement incendié l’aide d’une balise de détresse. L’accusée a écopé des 300 euros d’amende requis, mais pas du mois de prison avec sursis. Avant la sentence, elle a eu le temps de revendiquer son refus du fichage génétique, car militante depuis les années 70 contre le nucléaire, elle n’admettait pas la criminalisation des militants par ce biais. Son avocat a également eu l’occasion de souligner que Valognes était la seule possibilité d’action après 30 ans de pétitions infructueuses et de marches pacifiques face à l’inertie de l’Etat français alors que des trains de la mort parcourent la Normandie.

Trois autres personnes ont été condamnées pour avoir détenu… du matériel de camping et un couteau de poche! Toutes trois ont écopé d’un mois avec sursis.

Encore une fois, l’Etat place la raison d’Etat bien au dessus de la Justice, de la Liberté et du respect des droits de l’Homme. Aujourd’hui, l’Etat et son usage soit disant légitime de la violence, reste l’adversaire principal pour tous ceux qui aspirent à un autre monde… et notamment un monde sans nucléaire! »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s