Discours de Julien Le Bot, responsable des Jeunes de l’UDB à l’occasion d’un événement anti-nucléaire organisé par l’UDBy à Quimper le 16 avril 2011.

julienA l’heure où je vous parle, la catastrophe de Fukushima a été classée au niveau 7 du classement INES, elle est donc considérée comme l’équivalent de la catastrophe de Tchernobyl. Plus de 48000 foyers sont concernés par cette catastrophe. Le séisme n’a toutefois que faiblement entamé les bénéfices réalisés par TEPco au cour des années précédentes sur le dos de la sécurité des travailleurs et des populations. Suite à cet événement, les Japonais ont commencé à prendre conscience que d’autres voies étaient possibles et que leur gouvernement n’était pas plus en mesure de gérer la crise que de les tenir informés de la situation.

Fort heureusement pour nous, la Bretagne, et plus largement la France, ne présentent pas les mêmes risques naturels, notamment sismiques que le Japon. Toutefois, nous ne pouvons pas oublier que le nucléaire est une technologie nécessairement mortifère, qui engage l’avenir des générations futures pour des millénaires quant aux déchets, pour des dizaines d’années quant aux financements. Il est totalement irresponsable de produire des déchets que nous ne pouvons traiter, et encore moins recycler. Il est également totalement irresponsable de laisser des populations entières à la merci d’un accident que ce soit à Tchernobyl, à Fukushima ou à Forsmak en Suède où en 2004 l’Europe a failli subir un deuxième Tchernobyl.

Nous, écologistes et autonomistes savent trop bien que le choix du nucléaire n’a jamais fait l’objet d’un débat démocratique et que les exemples de manque de transparence de la part de l’Etat français en matière énergétique sont légion (implication de la France dans le développement de la fission: projets ITER et HIPER, promotion des centrales, classement du rapport Roussel qui concernant pourtant l’avenir nucléaire civil en France…). En France, le débat a lieu uniquement une fois les orientations stratégiques prises pour choisir quelle commune aura la chance d’accueillir les lieux de centrales ou ceux des déchets. En un mot comme en 100, là où le nucléaire passe, la démocratie trépasse!

Il est de notre devoir à tous de nous lever et de lutter pour un autre avenir. Cela signifie naturellement dénoncer systématiquement le discours officiel qui tente de nous faire croire que des réacteurs dont la technologie est sous licence américaine et alimentés par l’exploitation des mineurs du Niger peut assurer l’indépendance énergétique de l’Etat français! Cela signifie surtout qu’il est urgent de faire émerger un véritable service public décentralisé de l’énergie basé sur différentes énergies renouvelables accompagné d’une diminution sensible de la consommation d’énergie. Les bretons continueront de lutter contre tout projet de développement de la filière nucléaire, car ils méritent un autre avenir énergétique. Aujourd’hui comme hier, ce combat est le nôtre!

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