Chantier sur ruisseau à Pluvigner

netAprès l’opération bocage de décembre dernier (voir ici), les Jeunes de l’UDB s’attaquaient dimanche à la problématique des rivières en Bretagne. Accompagnés par une association, nos camarades et compagnons de route ont troqué leurs vêtements de semaine pour des bottes en caoutchouc et des gants de jardinage et ont participé au nettoyage de Pont Christ, le principal affluent du Loch, à Pluvigner, dans le pays d’Auray. Avant de commencer, Christophe Lacombe, conseiller municipal de Pluvigner, leur a souhaité la bienvenue. Merci à lui de s’être levé de si bonne heure!

Une journée passionnante durant laquelle nous avons abordé un sujet propre à la Bretagne, celui des rivières. Alors qu’auparavant, les rivières étaient soigneusement entretenues par les bûcherons, paysans ou simples riverains, force est de constater qu’elles le sont moins aujourd’hui. En donnant de leur temps pour dégager le ruisseau en entretenant la berge, c’est un milieu plus propice à la vie aquatique que les Jeunes de l’UDB ont surtout permis. En effet, l’ensoleillement est important pour le bien-être des poissons, truites en particulier. De même, l’amas de branches dans un ruisseau peut être source de mauvais écoulement, voir de bouchon. Bien entendu, il n’était pas question pour des novices de piétiner le lit du ruisseau car les oeufs de truites sont présents en cette saison.

net2Lors de la deuxième partie de la matinée, un exposé sur l’ensablement des rivières et ses conséquences par notre guide, André, nous a permis de nous rendre compte de l’impact que pouvait avoir les nouvelles techniques agricoles couplées à la destruction de talus. Des socs plus long labourent le sol plus profondément faisant surgir du sable et des particules plus fines qui sont charriées jusqu’aux ruisseaux (puisque les retenues ont été abattues par le remembrement). L’ensablement peut être très nocif pour la biodiversité en rivière: les truites, par exemple, pondent et recouvrent leurs oeufs de petits cailloux qui laissent passer l’oxygène. Inversement, le sable ne permet pas une bonne oxygénation des oeufs. Ni d’ailleurs de la flore. Un phénomène qui, pour une part, peut expliquer aussi la raréfaction de la loutre en Bretagne (moins de nourriture, moins de prédateurs).

André expliquait donc les techniques utilisées par son association pour limiter les dégâts du sable: les réussites, mais aussi les échecs car il est difficile de corriger quelque chose sans agir en amont. Leur but est de désensabler les ruisseaux en attirant le sable sur la berge.

Une journée magnifique et un petit goût de classes vertes. A noter que le premier être vivant que nous avons rencontré était une salamandre, petit amphibien menacé par la destruction de son habitat. Un bon présage et un signe plutôt positif quant à la qualité du travail de nos guides!

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